1967, l'année de grâce (2/7): The Velvet Underground and Nico

13/07/17 à 16:04 - Mise à jour à 16:04
Du LeVif Focus du 07/07/17

Putes, travestis, freaks, paumés, camés... Le Velvet Underground, sponsorisé par Warhol, plonge le rock dans les bas-fonds new-yorkais et lui offre des ambitions artistiques radicales.

"Si vous jouez encore ce morceau demain, vous êtes virés." "Ce groupe ne remplacera jamais rien sauf le suicide.""Si c'est ce dont l'Amérique a besoin, nous allons tous mourir d'ennui, parce que c'est une célébration de la pire débilité élitiste."La patronne du Café Bizarre dans le Greenwich Village qui les a embauchés pour jouer six soirs par semaine ("un café minable où on faisait fuir les gens", dira Lou Reed), Cher qui assiste à un spectacle de l'Exploding Plastic Inevitable en 1966 et Ralph J. Gleason, l'un des cofondateurs du Rolling Stone (par ailleurs biographe du Jefferson Airplane), ne sont pas le seuls à cracher sur le Velvet Underground dans les années 60. Les réactions sont souvent virulentes à l'égard de ce groupe étrange et malsain emmené par un étudiant en littérature juif bisexuel, provocateur et perturbé, et un fils de mineur gallois qui se rêve chef d'orchestre. Leur premier album, ce disque à la banane "produit" par Warhol, n'en est pas moins considéré aujourd'hui comme l'une des pierres angulaires du rock. La faute notamment à des chansons aux lumières artificielles qui baignent dans la crasse, les drogues dures et les perversio...

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