Retrogaming: le meilleur et le pire de 1991

13/05/11 à 14:13 - Mise à jour à 14:13

Discussion incontournable chez les geeks nostalgiques: "Tu te rappelles de tel et tel jeu?". Il y a 20 ans, le monde des jeux vidéo n'était encore qu'à ses prémices. D'ailleurs, quels étaient les sorties en 1991?

Retrogaming: le meilleur et le pire de 1991

© SEGA

"Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître." Non pas une période faite de bohème mais bien de nombreux pixels que la future génération de geeks regardait fascinée. Il y a de ça 20 ans, les jeux n'étaient pas encore des oeuvres imprégnées de réalisme. Non? Non. Retour en 1991.

Le simple fait de prononcer le nom de la NES a de quoi offrir quelques frissons aux vieux gamers. Il est loin le temps des manettes carrées et bien anguleuses, le temps des cartouches (oui, cartouches) surdimensionnées et des cérémonies d'avant-jeux de soufflage dans les cassettes. Rares sont les bons titres pour la NES en cette année 1991: une année de transition vers la Super Nintendo.

Une sortie de grande licence a quand même eut lieu avec Mario et Yoshi. Il ne s'agit alors pas d'un jeu de plate-forme, mais d'un puzzle game. Quoi que bien fait, ce n'est pas ce qu'on attend de Mario (ni de Yoshi). Sortie de Megaman 4 cette année. Le titre rappelle que les jeux d'aujourd'hui ont réellement perdu en difficulté et en durée de vie: conséquence, entre autre, de l'invention de la sauvegarde, mais aussi de la volonté des éditeurs de vendre au plus grand nombre. On retiendra The New Zealand Adventure, où le joueur incarne ce qui semble être un kiwi. Le gameplay y est simple et la musique 8-bit mélodieuse. Mention spéciale aux passages secrets qui de nos jours ont disparus. Il n'y a pourtant rien de plus extasiant pour un enfant que les mots passage et secret.

Sortie aussi d'Attack of the killing tomatoes, navet parmi les navets qui démontre pourtant que les développeurs possédaient une liberté créative. Et pour terminer avec la célèbre NES, le 19ème pire jeu au monde d'après le magazine Electronic Gaming Monthly: Bible Adventure's. Ce jeu chrétien permet de choisir entre l'histoire de Noé, Moïse ou David et Goliath. Le système de jeu, entrecoupé évidement de verset de la bible, est pathétique jusqu'à l'incompréhension.

Les titres de Super Nintendo (SNES pour les intimes) ne sont sortis qu'au Japon et aux États-Unis à partir d'août, vu que la console n'est arrivée en Europe qu'en 1992. On compte déjà deux grands titres: The Legend of Zelda: A link to the past et Final Fantasy IV. Les adaptations de films étaient déjà monnaie courante avec celle, par exemple, de La Famille Adams. Si l'identité des films était toutefois bien préservée, le gameplay de ces jeux de plate-forme ne rivalisait que très rarement avec les mythiques Mario.

Grand rival de Nintendo, Sony débarque en 1990 avec sa Megadrive et sa console portable, la Gamegear. En l'an de grâce 1991, le plus connu des hérissons bleus voit le jour. Sonic débarque et révolutionne le style de jeu avec son extraordinaire vitesse de pointe. Miss Pac-Man fait aussi son entrée dans le monde du jeu vidéo. Outre son noeud rose, elle modifie la façon de penser du joueur en fonctionnant comme une boucle: il est possible de quitter l'écran par la droite pour réapparaître par la gauche. Il faut l'avouer, les révolutions étaient bien plus aisées à l'époque. Le jeu Astérix fait aujourd'hui parti des grands noms du vidéoludique: il permet de switcher entre chaque niveau d'Astérix à Obélix suivant le type de jeu que l'on veut utiliser. Simple et efficace, le jeu propose un mode coopération fort sympathique.

De leur côté, les ordinateurs possédaient leurs propres titres. Cela se passait à une époque préhistorique, 4 ans avant Windows 95, quand il fallait insérer une petite ligne de code sous DOS pour lancer le programme situé sur la disquette. De grands noms sortaient déjà à ce moment. Les Lemmings ont rendu plus d'un joueur accro avec un canevas entre god games et casse-tête. Deux célèbres jeux d'aventure ont vu le jour cette année là: Gobliiins et Monkey Island II, précurseurs du point and click qui a fait ravage durant les années nonante. L'incontournable Civilization de Sid Meier posait déjà les bases de ce qui allait être l'un des plus grands jeux de stratégie et, par-dessus tout, 1991 sera l'année de naissance du grand Duke Nukem (alors Duke Nukum). En 2D et pas très salace, mais bon, il avait tout son temps pour évoluer, vraiment tout son temps.

Thibault Richard (stg.)

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