Photo de l'accusé de l'attentat de Boston en Une: Rolling Stone répond aux critiques

18/07/13 à 11:03 - Mise à jour à 22/07/13 à 09:43

Mettre l'accusé de l'attentat de Boston en Une, ce n'est pas "récompenser un terroriste" pour Rolling Stone, mais "mieux comprendre" les raisons de la tragédie et s'inscrire dans "les traditions du journalisme".

Couverture de Rolling Stone avec Tsarnaev (attentats de Boston)

Couverture de Rolling Stone avec Tsarnaev (attentats de Boston) © Rolling Stone

Couverture de Rolling Stone avec Tsarnaev (attentats de Boston)

Couverture de Rolling Stone avec Tsarnaev (attentats de Boston) © Rolling Stone

Mettre le jeune homme accusé d'avoir perpétré l'attentat de Boston qui a fait trois morts et 264 blessés en avril en Une d'un magazine comme l'a fait Rolling Stone, "c'est, au mieux, mal pensé, et cela transmet à nouveau le message terrible que la destruction apporte de la notoriété aux tueurs et à leurs causes" pour le maire de la ville, qui déplore dans un courrier au magazine que sa "couverture (datée du) 3 août récompense un terroriste en le traitant comme une personne célèbre".

Mais face au déferlement de critiques et aux appels au boycott, notamment de la part de la chaîne de drugstores CVS ou des supermarchés Roche Bros de Boston, le magazine n'est pas resté muet. "Il est d'autant plus important pour nous de regarder attentivement la complexité de cette affaire et d'aboutir à davantage de compréhension de la manière dont une telle tragédie peut se produire que (l'accusé) Djhokhar Tsarnaev est jeune, et appartient à la même tranche d'âge que beaucoup de nos lecteurs", s'est défendu le magazine dans un communiqué.

"Notre coeur est avec les victimes de l'attentat du marathon de Boston, et nos pensées vont toujours vers elles et leurs familles. L'histoire que nous publions cette semaine fait partie des traditions du journalisme et de l'engagement depuis longtemps de Rolling Stones à faire une couverture complète et sérieuse de la plus importante question politique et culturelle de notre époque", répond encore Rolling Stone.

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