Serge Coosemans
Serge Coosemans
Chroniqueur
Chronique

25/06/18 à 15:51 - Mise à jour à 15:52

L'histoire de la baleine la plus seule au monde, ce gros bullshit des mers

L'histoire de la baleine la plus seule au monde est un marronnier de la presse contemporaine et des réseaux sociaux où chouiner toutes et tous en choeur. Ce n'est pourtant rien de plus qu'une couillonnade narcissique brodée autour d'un mystère scientifique bien réel. Cétacé fantôme, millennials en délire et bon gros Motsu Nabe, voici le Crash Test S03E37.

L'histoire de la baleine la plus seule au monde est un véritable marronnier de la presse contemporaine mais je n'en ai pourtant pris connaissance que cette semaine, en regardant non sans plaisir sadique pleurnicher les millennials sur Instagram. C'est sur le compte de Somewhere Magazine qu'elle a refait surface, générant des centaines de "j'ai pleuré, tu pleures aussi", émoticônes dépressives et autres grandes manifestations compassionnelles modernes. Au harpon, l'histoire de la baleine la plus seule au monde se résume comme suit: depuis 1989 et avec régularité, des scientifiques étudiant les chants de baleines en ont enregistré de très particuliers, émis sur une fréquence de 52 hertz. Or, selon les espèces, les baleines s'expriment généralement sur une fréquence allant de 10 à 40 Hz. C'est donc une anomalie de taille et en 2013, le tabloïd britannique The Express a décidé qu'elle devait forcément isoler l'animal, l'empêchant notamment de "trouver l'amour". Suite à cet article, la machine à broder s'est complètement emballée, jusqu'à donner un surnom à la baleine (Fif...

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