Wendy Guerra

08/11/17 à 21:00 - Mise à jour à 13:56
Du Le Vif Focus du 10/11/17

Fille cachée de Gabriel Garcia Márquez et d'Anaïs Nin, Wendy Guerra réinvente le genre du journal intime dans des romans très personnels, geste de résistance au régime qui étouffe la société cubaine.

"Il y a à Cuba une énigme autour de ma personne: avant, j'étais présentatrice à la télévision, puis j'ai été censurée, et du jour au lendemain, j'ai disparu des écrans. Depuis, il y a l'idée qu'il s'est passé quelque chose à mon sujet. Mais l'accès à l'information étant ce qu'il est sur l'île, les gens pensent que je suis partie, que j'ai dû quitter le pays. Ça reste un mystère." Wendy Guerra est une romancière fantôme. Très connue dans les rues de Madrid et de Mexico, traduite dans une dizaine de langues dont le français, celle qui a un temps été présentatrice sur la chaîne locale Canal 49 (1) en plus d'être poète et cinéaste, n'a vu à ce jour aucun de ses cinq romans publiés chez elle, à Cuba. Des photocopies pirates de ses livres circulent bien çà et là. "Mais la contrebande, il ne faut pas se leurrer: ça concerne la viande avant la littérature!", sourit-elle ce matin-là à Bruxelles, voix légèrement cassée et débit nerveux dont les multiples expressivités passeraient bien dans un film de Pedro Almodovar.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires