Vers la lumière malgré tout

31/05/17 à 16:34 - Mise à jour à 16:34
Du LeVif Focus du 02/06/17

Retour sur la 70e édition du festival de Cannes, que l'on annonçait étincelante mais qui s'est révélée à l'autopsie en demi-teinte, inévitablement rattrapée par l'air du temps...

On espérait un feu d'artifice pour cette édition anniversaire; le 70e festival de Cannes laisse pourtant une impression d'ensemble mitigée. À l'image, bien sûr, d'une sélection officielle tout ce qu'il y a de plus fréquentable, mais dépourvue de ce plus indispensable aux grands millésimes: un film qui dépasse comme La Vie d'Adèle, en 2013, voire encore faisant planer sur la Croisette l'enivrant parfum du renouveau -ainsi, de Toni Erdmann, de Maren Ade, unanimement plébiscité en 2016, n'était par le jury. Symptomatique, sans doute, de ce bilan en demi-teinte: si l'on a, et c'est bien le moins, surtout parlé de cinéma pendant une douzaine de jours aux alentours du Palais, on a aussi assisté à l'émergence de la réalité virtuelle, matérialisée dans une formidable installation d'Alejandro González Iñárritu (lire par ailleurs). Et l'on a vu la télévision squatter comme jamais les écrans cannois, films et séries confondus, Jane Campion (Top of the Lake) et David Lynch (Twin Peaks) ayant choisi ce format pour effectuer leur retour sur la Croisette, tandis que Netflix s'invitait avec fracas au coeur de l'événement avec deux titres en compétition, Okja de Bong Joon-ho et The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach. De quoi assurer à la manifestation sa polémique...

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