LES YEUX DOUX

16/05/17 à 16:21 - Mise à jour à 16:19

Pour la première fois depuis ses débuts, la très sélecte Fondation A ouvre ses portes à un talent belge. L'heureux élu? Vincen Beeckman, photographe tout sauf spectaculaire.

Étrange destin que celui de la photographie. L'invention de Niépce a ceci de particulier qu'elle permet à tout un chacun de se réapproprier sa vie, d'y réfléchir à travers l'illusion de la tenir entre ses mains. Fixées sur papier, les images arrêtent le cours inexorable du temps, ce sable qui nous file entre les doigts. Si tel est son projet initial, il n'est pas faux d'affirmer que la photographie s'est perdue en cours de route. Sous l'effet du devenir néo-libéral de la planète, de nouveaux contours se dessinent, quelque part entre l'obscénité des egos démultipliés à force de selfies et la logique des prédations qui arrachent une partie de lui-même au sujet qui est photographié. Ne nous voilons pas la face: la photographie dans son usage généralisé ne fait rien d'autre désormais que participer au triomphe de la surveillance, à la disparition de la diversité noyée sous le même, ainsi qu'à la tyrannie du spectacle.
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