Huit en huis clos

07/03/18 à 21:00 - Mise à jour à 11:47
Du Le Vif Focus du 08/03/18

Premier de ses trois romans publiés de ce côté de l'Atlantique, Crépuscules de Joël Casséus propose une stagnation en un microcosme cauchemardesque.

"Si au moins la pluie pouvait laver le poison." Plantée là au beau milieu du livre, en compagnie d'autres enivrantes sentences qui toutes injectent presque de force une poésie brutale en un écosystème vicié ( "Dehors, le crépuscule accentue les angles des wagons"), cette phrase résume presque à elle seule toute la tension inhérente à un récit aussi court que foisonnant, oppressant qu'inoubliable. Dans Crépuscules, le Québécois Joël Cassus distribue la parole entre huit narrateurs de passage en un bidonville improvisé à la frontière de zones de combat, de charniers, d'un cimetière de drones, d'une forêt où rôdent les bêtes atteintes d...

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