Ceci est mon tort

03/05/17 à 09:59 - Mise à jour à 09:57
Du Le Vif Focus du 05/05/17

Est-il possible de faire du cinéma en Israël en échappant à la question du conflit avec les Palestiniens? Non, répond Eran Kolirin avec Beyond the Mountains and Hills, présenté au dernier festival de Cannes.

"J'ai été choqué par certaines réactions au film. Les critiques occidentaux veulent savoir si je suis du "bon côté", si je pense comme mes personnages ou pas. Ces accusations me dégoûtent venant de gens qui ne vivent pas où je vis, qui ne vont pas aux manifestations pacifistes où je vais... Pour vraiment comprendre la complexité de la situation..." Eran Kolirin s'interrompt. Notre rencontre vient de commencer et le ton est monté très vite. De toute évidence le réalisateur, remarqué en 2007 avec La Visite de la fanfare, est fatigué de devoir se justifier d'un film pourtant difficile à interpréter avec un oeil extérieur. Il le reconnaît lui-même: "Ce film a d'abord été fait pour les Israéliens. Ce sont des choses que je voulais leur dire, à ces gens avec qui je vis. Je suis surpris qu'il se soit retrouvé à Cannes." Nous revenons ensuite s...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires