Royal Space Force

14/04/11 à 16:35 - Mise à jour à 16:35

SCIENCE-FICTION | Royal Space Force est le type même de la BD uchronique. A l'origine du cas qui nous préoccupe, une question: "Et si les Britanniques étaient parvenus à récupérer Wernher von Braun à la fin de la Seconde Guerre mondiale, plutôt que les Américains?"

Royal Space Force, de Ellis, Weston et Martin. Editions Delcourt.

Royal Space Force

SCIENCE-FICTION | Royal Space Force est le type même de la BD uchronique. En gros, vous imaginez un "autre" présent après avoir changé un élément dans le passé. A l'origine du cas qui nous préoccupe, une question: "Et si les Britanniques étaient parvenus à récupérer Wernher von Braun à la fin de la Seconde Guerre mondiale, plutôt que les Américains?" Ajoutez à cela la destruction systématique, par les Anglais, de tous les éléments scientifiques utilisables par les autres nations, et vous obtenez ce comic de classique facture.

Warren Ellis, "malade de l'espace" autoproclamé, y déploie une narration science-fictionnelle éclatée pour guider le lecteur du premier avion-fusée de 1950 à la station spatiale Winston Churchill, de l'installation des humains sur la Lune à la colonisation de Mars. Un point littéralement obscur entache toute l'entreprise et la mènera à sa chute possible: comment une économie britannique, rendue exsangue par la guerre, a-t-elle pu financer ce novateur et dispendieux Ministère de l'Espace? Et, surtout, lui fournir suffisamment de livres sterling pour prendre de court les nations rivales? Un "budget noir": telle fut la réponse du général de brigade aérienne John Dashwood... et la principale faiblesse de l'édifice spatial de Sa Gracieuse Majesté.

V.D.

En savoir plus sur:

Nos partenaires