La vieille qui voulait tuer le bon dieu

27/03/13 à 11:04 - Mise à jour à 11:03

POLAR | On peut le dire sans qu'elle s'en vexe: elle pète la forme, la mère Nadine!

LA VIEILLE QUI VOULAIT TUER LE BON DIEU DE NADINE MONFILS. ÉDITIONS BELFOND, 246 PAGES. ****

La vieille qui voulait tuer le bon dieu

Alors que sort, également chez Belfond, un nouveau volume regroupant deux enquêtes de son commissaire Léon, le seul de l'univers des polars à être célèbre pour son art du tricot, Nadine Monfils, papesse rock du polar belge et chroniqueuse littéraire de votre Focus, se et nous fait plaisir en revenant à Pandore, sa ville imaginaire qui avait déjà accueilli Les vacances d'un serial killer. Cette fois, son "héroïne", Mémé Cornemuse, mélange détonant de Tatie Danielle, Hannibal Lecter et de tous les fantasmes amoraux de son auteure, a trouvé un emploi de concierge, le précédent ayant été retrouvé avec un poignard dans le dos -"C'était pas un poignard mais un couteau de boucher, patate! Fallait bien que je trouve du boulot quand même..." Un boulot pas facile: en quelques pages, la voilà face à un découpeur de mains et de zizis, à des locataires plus iconoclastes les uns que les autres, et même à un fils dont elle se souvient à peine d'avoir accouché -"Je pense que j'ai dû abandonner un paquet sur un pas de porte, il y a des siècles." Heureusement que son mentor Jean-Claude Van Damme est là pour la guider... On l'aura compris, impossible de s'embêter et de ne pas rire en lisant La vieille qui voulait tuer le bon dieu: la prose déjantée et morbide de Nadine est truculente à chaque page, presque à chaque phrase, baignée de belgitude et délicieusement outrancière. Elle n'en oublie pas pour autant de nous écrire un polar: mais qui donc a bien pu planter le zizi de Marcel dans ce camembert?

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