James McBride, l'oiseau rare

22/10/15 à 09:50 - Mise à jour à 09:50

Source: Focus Vif

L'écrivain et musicien James McBride donne corps à un western salué outre-Atlantique, truculent et picaresque, qui défie autant les clichés que les identités.

A priori, rien de drôle: dans L'Oiseau du Bon Dieu, James McBride mêle fiction et réalité en retraçant le parcours du garçonnet Henry Shackleford, jeune esclave noir libéré malgré lui par le légendaire abolitionniste blanc John Brown. Lequel déguisera en fille le petit Henry pour l'emmener avec lui dans son épopée sauvage, romanesque et sanglante, et dont la conclusion aurait, dit-on, marqué les débuts de la guerre de Sécession. Rien de drôle donc, si le petit Henry n'était pas bourré d'humour, si John Brown n'était pas un fou de Dieu complètement dingo, et si James McBride n'était pas convaincu qu'il faut "mettre du fun dans l'Histoire" et surtout, surtout, ne pas viser un autre 12 Years a Slave, le parfait contre-exemple de ce qu'il faut faire selon lui: "Je n'ai pas vu le film, et je ne veux pas le voir! Des mauvais Blancs, des gentils Noirs... On ne prêche que des convertis avec ce genre de clichés! Or moi je veux convaincre mon cousin Herbert ou ma soeur Hélène et prendre le contrepied de leurs convictions: il existe aussi des Blancs honnêtes et des Blacks pas sympas." Le contrepied, McBride connaît ça, effectivement: dès...

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