Il faut tuer Lewis Winter

24/01/13 à 13:03 - Mise à jour à 13:02

THRILLER | Calum Maclean, 29 ans, a un boulot qui ne connaît pas la crise. Il est tueur à gages -par nécessité, pas pour la frime.

DE MALCOLM MACKAY, ÉDITIONS LIANA LEVI, TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR FANCHITA GONZALÈS BATLLE, 234 PAGES. *

THRILLER | Calum Maclean, 29 ans, a un boulot qui ne connaît pas la crise. Il est tueur à gages -par nécessité, pas pour la frime. Métier d'avenir... Il opère avec une précision d'horloger qui frôle la maniaquerie pour ne pas se faire choper par la police. Rien n'est laissé au hasard. Maclean se renseigne sur les petites habitudes de ses cibles et les observe avant d'agir. Pas de flingue chez lui. Petit appartement, petites économies, petite voiture... L'homme devient transparent et ne travaille pour personne. Il tient à son indépendance et à sa sacro-sainte liberté. Il ne veut pas de caïd dans les pattes! Seulement, dans le milieu merveilleux de la gâchette, les choses ne sont pas si simples! Ce thriller nous plonge au coeur de la pègre à Glasgow, dans une affaire de dealers, liée à un clan désireux d'éliminer un intermédiaire. Rien de bien original en somme. Même si le flic n'est pas un héros (paraît qu'il y a des keufs corrompus chez les Ecossais?), on a droit à quelques clichés en prime, comme Zara Cope, la copine de Winter, une belle salope qui manipule l'inspecteur chargé de l'enquête. Jeu de cache-cache entre la demoiselle et le tueur à gages, tous deux pris dans une toile d'araignée qui risque d'en faire son festin. Il faut arriver à la moitié de ce récit (si on ne s'est pas endormi avant) pour que ça démarre. Et encore! Le style épuré et froid n'aide pas le lecteur à entrer dans cette histoire sans grand intérêt, bourrée de "il fait ceci. Il fait cela" qui rendent la narration indigeste. N'est pas Graham Greene qui veut! Premier volet d'une trilogie policière par un Ecossais que l'éditeur qualifie de "nouvelle voix". Espérons que pour les prochains il apprendra à faire des vocalises...

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