Éric Chevillard, l'art de la fugue

17/02/17 à 14:30 - Mise à jour à 14:30

Source: Focus Vif

Journal intime d'une petite fille partie à la recherche de son cambrioleur de père, Ronce-Rose, nouveau roman d'Éric Chevillard, invite à une fugue jubilatoire. Soit une nouvelle moisson d'intelligence braque où règne le bonheur souverain du mot juste.

Ronce-Rose cadenasse le carnet où sont consignés ses précieux secrets, son trésor de flibustière. Y figurent toutes les expressions que Mâchefer lui a apprises -les autres choses aussi d'ailleurs, parce que Mâchefer trouve que l'école, ce n'est pas un endroit pour les enfants. "Voici mon collaborateur, dit Mâchefer quand il présente Bruce." Un sacré gabarit. Les gens s'écartent sur son passage comme sur celui d'un camion. Quand Bruce vient dîner, ils partent sur un mauvais coup (c'est leur métier) avec leur voiture de fonction qui change tout le temps et Rose ferme à clé derrière eux. Aujourd'hui la lumière du matin est allumée et Mâchefer n'est pas rentré. Aussitôt Rose prépare son paquetage et laisse un mot: "Je vais te chercher, j'ai un sandwich et des culottes, si tu veux me chercher toi aussi, tu n'as qu'à suivre les flèches." Elle ira même jusqu'à L'Équateur!... Pas le pays, le bar du village. Parce que dans un premier temps, Rose décide de borner ses recherches au territoire français. Ravi, le lecteur lui emboîte le pas sans se faire prier (pas comme ce voisin unijambiste pas très cathol...

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