Critique BD : Savage Dragon

17/03/10 à 16:19 - Mise à jour à 16:19

Un super-héros à la Marvel passé au prisme de la BD indie américaine, cela donne un croisement entre Frank Miller (pour le côté polar hard-boiled) et l'incroyable Hulk (pour la couleur).

Par Erik Larsen, Editions Delcourt.

Critique BD : Savage Dragon

© Delcourt

Un super-héros à la Marvel passé au prisme de la BD indie américaine, cela donne un croisement entre Frank Miller (pour le côté polar hard-boiled) et l'incroyable Hulk (pour la couleur). Les muscles sont forcément démesurés, les nanas forcément affriolantes, les méchants forcément zarbis. Mention spéciale pour les "remixés de Johnny Barberouge", aux pouvoirs ridicules, du genre : repousser la saleté. Seul problème, le surhomme en question repousse aussi le savon, ce qui lui confère une odeur redoutable...

Dragon lui-même n'est pas un héros comme les autres : monarque d'une nation extraterrestre à la recherche d'une planète habitable, cruel et sans morale, il est abandonné par son peuple et rejeté sur Terre. Sa mémoire est vidée puis remplie d'informations "humaines". Il devient flic par nécessité, une aide bien précieuse face aux super-streums qui ravagent Chicago.

Basique ? Totalement. Pourtant, Erik Larsen parvient à infiltrer des discours secondaires qui tiennent plutôt bien la route. Notamment le thème éternel de la différence, doublé ici d'une vision extrême du communautarisme et du racisme, lorsqu'un villain à tête de mort crache à Dragon : "Tu es un super-streum, comme nous !" Une idée de l'époque, au coeur du 2e Batman de Tim Burton, sorti en même temps que Savage Dragon.

V.D.

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