Alper Canigüz: "J'ose dire que c'est vraiment le bordel à Istanbul"

04/05/16 à 15:48 - Mise à jour à 15:48

Source: Focus Vif

Le Stambouliote Alper Canigüz déjoue les genres et les pronostics avec son Agence secrète, oeuvre à la fois inclassable, hilarante et tragique. Rencontre avec un auteur qui s'avère tête de pont davantage que tête de Turc.

On ne l'avait pas vue venir, cette Agence secrète. On était même en droit de penser, vu le succès critique de L'Assassinat d'Hicabi Bey et de Une fleur en enfer, que le troisième roman traduit du Turc Alper Canigüz serait logiquement la suite de ce qui doit être une trilogie, consacrée au petit Alper Kamu, le détective le plus jeune (5 ans) de toute l'histoire des détectives et des romans policiers. Or pas du tout: L'Agence secrète n'a (presque) rien à voir et s'affirme comme une parenthèse enchantée et un brin délirante. "J'ai écrit ce roman-ci il y a presque dix ans, nous expliquait l'auteur au récent Quais du Polar de Lyon. Avant Une fleur en enfer, et avant même que je ne décide que les aventures d'Alper formeraient une trilogie. Je venais de divorcer, j'avais envie d'écrire une histoire d'amour très triste, mais aussi amusante, qui ne serait ni un "vrai" roman policier, ni une histoire fantastique. Mon éditeur m'a d'ailleurs dit que c'était la chose la plus difficile à faire avec ce livre: le cataloguer et le placer dans une case précise. C'est peut-être là que réside le lien avec mes autres romans, en plus de mon goût assumé pour la tragi...

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