Tyler Durden, Michel Houellebecq et Morrissey dans la tourmente de la campagne française

08/05/17 à 14:25 - Mise à jour à 14:41

Cette campagne électorale française, comme beaucoup d'autres ailleurs et avant, a été particulièrement atroce et a rendu les gens complètement fous, notamment sur les réseaux sociaux. Elle marque aussi la mort du vote Fight Club, le retour en forme de Michel Houellebecq et la vaine trollitude de Morrissey, estime Serge Coosemans. Pop-culture d'extrême droite et carambolages antifas, c'est le Crash Test S02E29.

1. La mort du vote Fight Club

J'ai connu en 2002 des Français tout à fait fréquentables qui ont voté Le Pen. Ils appelaient ça le vote Fight Club. Ce qui les motivait, ce n'était pas de parachuter Jean-Marie Le Pen à la tête de l'état mais bien que le pays devienne ingouvernable. Comme dans le film, un Projet Chaos. De la stratégie naïve: Jean-Marie Le Pen président, m'expliquaient-ils, la France se serait probablement bloquée. Il y aurait eu des grèves massives, des émeutes et, si pas un refus net de la classe politique classique d'alors accepter le résultat du vote, au moins de grosses difficultés pour le Front National à former un gouvernement viable. Au bout de quelques semaines, Le Pen aurait sans doute été acculé à la démission. Ce qui aurait fait imploser le Front National. À l'époque, je n'y croyais pas. J'ai même trouvé ce scénario complètement débile. Quinze ans plus tard, durant toute la durée de cet abominable entre deux tours de l'élection présidentielle française qui a rendu les gens complètement fous, surtout sur les réseaux sociaux, ça m'a par contre semblé drôlement moins bête, avec le recul.
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