Ivre, il réussit à connaître la fin de Blade Runner 2049 trois jours avant la sortie du film

02/10/17 à 09:02 - Mise à jour à 09:01

Source: Focus Vif

Parler de cinéma sans avoir vu le film est tout à fait possible selon Serge Coosemans, vu qu'il s'agit moins de causer de Blade Runner 2049 que du rapport actuel de certains amateurs aux films qui sortent, de la méfiance de la critique, du spoiler comme argument de vente et de la laideur des campagnes marketing. 1982, 2017, 2019 et 2049, c'est le Crash Test S03E05.

Signe des temps : jeudi dernier, je me suis rendu compte que j'attendais plus les spoilers de Blade Runner 2049 que quoi que ce soit du film. Nous étions alors à une petite semaine de sa sortie belge, prévue pour ce mercredi 4 octobre, mais à quelques heures seulement de la levée de l'embargo imposé par la Warner sur les articles racontant ce qui se passe réellement dans cette suite du classique de Ridley Scott. Ca m'a rendu nerveux. De Twin Peaks à Westworld en passant par Black Mirror, Get Out, High Rise, Okja et Dunkirk, je me suis récemment cogné à trop de hypes survendues et trop is te veel, comme disait l'autre. Hollywood ne m'aura plus. C'est que je suis overdosé de ce que l'on nous refourgue à chaque coup : des histoires incohérentes, des personnages invraisemblables, des motivations débiles, de la sentimentalité gnangnan, du cliché à la pelle et, surtout, ces systématiques enjeux familiaux même quand il s'agit de sauver l'univers. Pour me calmer (ou pour me trouver une bonne raison d'encore plus m'énerver, je ne sais pas au fond), je me suis donc décidé à lire tout ce qui a été publié sur Blade Runner 2049 et quand je dis tout, c'est vraiment tout. Rassurez-vous : je ne vais pas répéter ici ou lister en détail tout ce qui en a été dévoilé sur les réseaux sociaux depuis ce vendredi, 15h00. Disons juste que j'ai trouvé les spoilers du film complètement cousus de fil blanc, très prévisibles, pas très engageants. Ce qui n'est pas forcément une tare. Après tout, la trame du premier volet tenait elle aussi de la vaste couillonnade, un scénario sur timbre-poste inspiré de la pire littérature de gare mais génialement aspergé de futurisme anxiogène et d...

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