Serge Coosemans
Serge Coosemans
Chroniqueur
Chronique

18/06/18 à 09:58 - Mise à jour à 09:59

Encore une histoire de la violence (sans Édouard Louis)

Cette semaine, notre "Claude Moniquet du Parvis de Saint-Gilles" vous retrace son histoire de la violence la nuit à Bruxelles. Est-ce que ça finit bien? Ouais mais non. Comme Twin Peaks, en fait: on n'y comprend plus rien. Gnons au sucre de 1986 et rues vides de 2018, voici le Crash Test S03E36, en mode revival Sortie de Route.

Entre bien d'autres choses, je dois à Sortie de Route, la rubrique noctambule que j'ai durant quelques années tenue sur ce site, l'appellation de "Claude Moniquet du Parvis de Saint-Gilles". L'expert de l'expertise, donc. Le gars qui gère plutôt bien son sentiment d'imposture au moment de balancer son petit grain soi-disant érudit aux pious-pious. Le type qui sait peut-être un peu de quoi il parle, mais n'en gonfle pas moins quelques sacs. Ce Jedi mindfuck reste au point: en l'espace de trois jours, j'ai cette semaine été interviewé deux fois sur ce que devient la nuit bruxelloise. En gros, c'est assez simple: 1. Je n'en sais rien et 2. On vit tout de même une drôle d'époque. Reste qu'est malgré tout sorti de ces conversations -l'une avec un journaliste confirmé de 51 balais, l'autre avec un étudiant de l'IHECS- quelque chose de très troublant, voire de carrément trouble: on n'a jamais été autant obsédé par la violence et le sécuritaire. Alors que lorsque l'on sort la nuit en 2018, du moins à Bruxelles, on a beau sans doute risquer quelques insultes et peut-être même quelques gnons, il me semble tout de même clair que l'éventualité d'un morceau de sucre ou d'un marteau de bus en travers de la tronche s'est considérablement amoindrie par rapport à ma jeunesse.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires