Spielberg, des gangsters, des chansons: that sounds familiar!

04/01/12 à 10:14 - Mise à jour à 10:14

Où ça pompe de tous côtés, ça tire des tronches à la Spielberg, ça photographie des gangsters et ça tourne de bien bons petits films...

Spielberg, des gangsters, des chansons: that sounds familiar!

© DR

Bien décidé à être au domaine musical ce que Joe La Pompe est au monde publicitaire, le tout nouveau site That Sounds Familiar (il a moins d'une semaine d'activité!) propose chaque dimanche un versus entre pompé et pompeur. Soit pour bien démarrer l'affaire le Taj Mahal de Jorge Ben opposé au Da'Ya'Think I'm Sexy de Rod Stewart. Ecoutez bien le refrain! Cela sonne en effet familier, n'est-il pas?

http://thatsoundsfamiliar.net/

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Il y a tout juste un an, nos services misaient quelques kopecks sur le possible succès des Canyons en 2011, ce groupe electro-dance-pop-aciiid habitué à se mettre la tête à l'envers puisque originaire d'Australie. Depuis, il y a seulement quelques semaines, est sorti un album pas franchement convaincant, surtout laminé par un saxophone quasi omniprésent, vraiment à noyer. Du tas, surnage toutefois When I See You Again, collaboration entre les Canyons et Paul Roberts, durant les seventies leader de Sniff'n'Tears. Pour la petite histoire, c'est à l'origine Gros Bob des Cure qui devait geindre sur la partie instrumentale. Il s'est désisté à la dernière minute et c'est en entendant le tube Driver's Seat à la radio que le groupe a eu la judicieuse idée de plutôt offrir le job à Roberts. Radios qui feraient bien de programmer When I See You Again à cadence soutenue, ça nous changerait... Et puisqu'on aime jouer au jeu des ressemblances musicales, entre ça et le Getting Away With It de Electronic, il y aurait bien comme un petit air de ressemblance. Non?

http://www.lagasta.com/canyons-when-i-see-you-again/

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Le gros plan sur une face éberluée, procédé destiné à faire partager l'effroi ou l'étonnement au spectateur, c'est un très vieux procédé, repéré dès les débuts du cinématographe. Nul réalisateur n'en a toutefois autant abusé que Steven Spielberg, à tel point que dans le jargon, on appelle désormais cela "The Spielberg Face". Historique, explication et démonstration dans cet essai-vidéo plutôt bien foutu.

http://www.planet.fr/dossiers-de-la-redaction-the-spielberg-face-une-video-devoile-le-secret-fabrique-du-celebre-realisateur.148301.1466.html

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Une collection d'images incroyables, que l'on penserait tirées des premiers films de Guy Ritchie mais qui sont bien réelles, c'est The Firm, travail au long cours de la photographe Jocelyn Bain Hogg, qui s'est intéressée de près au monde interlope du crime organisé britannique. De vrais gangsters, donc, de vraies crapules, suivis dans leurs déplacements quotidiens, leurs exils à Ténérife, leurs réunions et aux enterrements de leurs lieutenants abattus par des gangs rivaux. Rien que ça. Ce document exceptionnel date d'il y a déjà une dizaine d'années mais refait l'objet d'une exposition itinérante au Royaume-Uni, en ce moment même.

http://www.jocelynbainhogg.com/portfolio.cfm?nK=2502

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Nucky Thompson, le personnage de Steve Buscemi dans Boardwalk Empire s'appelait en réalité Enoch Johnson et ne ressemblait physiquement pas du tout à sa frêle incarnation télévisée aux yeux de merlan sous ecstasy. Il menait par contre le même train de vie de pacha véreux, rarement debout avant 15 heures, organisateur de fiestas monstrueuses et partageur de lit avec une danseuse boudeuse. Des infos qui traînent sur Wikipédia depuis des années mais se retrouvent aujourd'hui également dans le livre de Nelson Johnson sur Atlantic City, traduit récemment chez Florent Massot sous le titre Boardwalk Empire, Naissance, gloire et décadence d'Atlantic City.

http://television.telerama.fr/television/une-vraie-terreur,76375.php

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Réalisateur à suivre en 2012: Jeff Nichols, dont l'apocalyptique Take Shelter sort bientôt en Belgique et qui s'attaquera dans la foulée à Mud, une histoire de motards épris de liberté à la croisée de la naïveté cuir de Brando et des désillusions hippie de Easy Rider, avant que l'idéalisme libertaire ne vire en tentations maffieuses à la Sons of Anarchy. Toujours bien ça, un petit jeune qui n'a pas envie de tourner un reboot de Spinnekopman!

http://blogs.lesinrocks.com/series/2012/01/02/rencontre-avec-jeff-nichols-realisateur-de-take-shelter-et-cineaste-chevauche-tempete/

Serge Coosemans

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