So Specials

02/07/10 à 23:20 - Mise à jour à 23:20

Le grand retour des vieux Anglais a tenu ses promesses. Le Marquee se met au ska.

So Specials

© Olivier Donnet

"Enjoy yourself, it's later than you think" On voudrait pas contrarier les Specials mais avec la pénible programmation de l'après-midi (Paramore, Thirty Seconds to Mars...), on a eu l'occasion de regarder notre montre. En même temps, avec la bande à Terry Hall, ça fait longtemps qu'on a appris à patienter. Quand en novembre 2008, le bonhomme confirme son intention de réunir le groupe de ska multiracial, il en a pris congé depuis 25 ans.


En 2004, après avoir amené son fils à un concert de reformation des Pixies du côté de la Brixton Academy, Hall entrevoit l'avenir des Specials. Des concerts intimes. Excitants pour eux comme pour le public. En 2007, Lily Allen leur propose d'interpréter Gangsters avec elle à Glastonbury. Et la réaction du public est telle qu'une nouvelle mouture du groupe répète dès 2008.


Le claviériste Jerry Dammers, qui n'est pas de la fête, a qualifié le projet de fraude intellectuelle. Il a même publié une lettre ouverte dans le Guardian détaillant son exclusion. Les autres prétendent qu'il a refusé de se joindre à eux.

En attendant, c'est vraiment la fête. Les Specials avaient déjà joué une fois à Werchter. C'était en 1980 et ils avaient tenté de monter le public contre le personnel de sécurité. Aujourd'hui, l'ambiance est plus détendue certes, mais les Specials ont toujours la niaque malgré leur âge avancé (comptez 50 balais). Les Anglais aboient le Do The Dog de Rufus Thomas. Balancent Gangsters, Monkey Man, Doesn't make it alright, Stereotypes... Le Message to you, Rudy composé en 1967 par le chanteur, musicien et producteur jamaïcain Dandy Livingstone fait évidemment un carton. Avec les cuivres, ils sont une dizaine pour mettre le souk sous le Marquee. Too Much Too Young et Enjoy yourself sonnent la fin.

Il est tellement plus tard qu'on l'imaginait que les Specials feront l'impasse sur le rappel : Ghost Town et You're wondering now selon la set list. Merci quand même.

Julien Broquet à Werchter

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