Vincent Lindon: "Je me suis fait un peu kidnapper par Rodin"

24/05/17 à 09:35 - Mise à jour à 12:21
Du Le Vif Focus du 26/05/17

Entre ambivalence sensible et pure physicalité, Vincent Lindon impressionne dans le Rodin de Jacques Doillon, film biographique singulièrement aride qui se cherche sans toujours se trouver.

On se souvient d'un Depardieu hirsute en Rodin face à une frémissante Isabelle Adjani dans le Camille Claudel de Bruno Nuytten en 1988. Celui de Jacques Doillon aujourd'hui en constitue au fond une sorte de miroir inversé. D'abord, bien sûr, parce que dans la relation en montagnes russes qui a uni les deux sculpteurs fameux, son film substitue le point de vue de Rodin à celui de Claudel. Ensuite, et surtout, parce qu'au romantisme lyrique, presque échevelé, de Nuytten, Doillon oppose une grande austérité, une sécheresse quasiment monacale d'où émerge un personnage contrasté. Et qui d'autre aujourd'hui que Vincent Lindon pour donner corps aux tourments, à la douceur et à la violence du monstre Rodin, colosse aux pieds d'argile?
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