Un monde sans femmes

24/07/12 à 12:44 - Mise à jour à 12:44

COMÉDIE DRAMATIQUE | Format peu usité, le moyen métrage sied idéalement à Un monde sans femmes, chronique douce-amère d'un été à la plage que signe Guillaume Brac, auteur auparavant du court Le Naufragé.

Un monde sans femmes

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Un monde sans femmes, comédie dramatique de Guillaume Brac. Avec Vincent Macaigne, Laure Calamy, Constance Rousseau. 58 min. Sortie: 25/07. ***

COMÉDIE DRAMATIQUE | Format peu usité, le moyen métrage sied idéalement à Un monde sans femmes, chronique douce-amère d'un été à la plage que signe Guillaume Brac, auteur auparavant du court Le Naufragé. Il y a un peu de cela, d'ailleurs, chez Sylvain (Vincent Macaigne, vu précédemment chez Bonello et Garrel), individu discret promenant sa trentaine solitaire et rondelette dans un village de la côte picarde. Un horizon qui va se trouver chahuté par l'arrivée de Patricia (Laure Calamy) et sa fille Juliette (Constance Rousseau, révélée par Tout est pardonné de Mia Hansen-Love), à qui il a loué, en cette dernière semaine du mois d'août, un appartement avec vue sur mer. Et qui vont, l'espace de quelques jours, l'arracher à la routine d'une existence dont les femmes sont désespérément absentes...

Au départ de cet argument en apparence ténu, Brac cisèle un film à la résonance singulière. Non dénué d'aspérités, le récit des amour(ette)s de vacances s'y double d'un précis attentif de la solitude, rongeant chacun des protagonistes à sa façon. Partant, cette entreprise fragile à laquelle semble présider une humeur légère se voile aussi d'une onde de douce mélancolie. Le tout assorti d'une authenticité rien moins que troublante, à laquelle n'est certes pas étrangère la justesse d'un trio de comédiens pareillement épatants. Héritier du cinéma des Eric Rohmer et autre Jacques Rozier, Un monde sans fem mes trouve, chemin faisant, des accents joliment personnels, Guillaume Brac s'y affirmant comme un cinéaste à la sensibilité et au regard délicatement affûtés. Une découverte.

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