The Young and Prodigious T.S. Spivet

15/10/13 à 14:07 - Mise à jour à 14:07

Source: Focus Vif

DRAME/AVENTURE | Jean-Pierre Jeunet a donné corps outre-Atlantique au périple, géographique et intérieur, de son héros prodige, crevette de 10 ans à peine traversant le continent américainen quête de réconfort...

The Young and Prodigious T.S. Spivet

The Young and Prodigious T.S. Spivet (L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet) © DR

Cinéaste-brocanteur au style coffre à jouets gavé de bric et de broc capable de belles fulgurances graphiques, défenseur de la veuve et du freak orphelin à la fascination rétro un poil douteuse s'incarnant dans un bain de couleurs délavées à tendance jaune pisseux, Jean-Pierre Jeunet n'a jamais renoué en solo avec l'inspiration qui l'animait du temps de ses collaborations avec Marc Caro (Delicatessen, La Cité des enfants perdus). Il n'en conserve pas moins ce sens de l'image identifiable entre mille, ici au service d'une esthétique Marlboro des grands espaces américains dopée à la 3D. Celle-ci lui permet essentiellement de retranscrire à l'écran les doux délires débordant des marges du roman originel de Reif Larsen. Soit l'histoire de T.S. Spivet (Kyle Catlett, parfait en frêle oisillon échappé du nid familial), jeune prodige de 10 ans qui entreprend, en mode hobo, la traversée des Etats-Unis d'ouest en est, soit de son Montana natal à Washington D.C., afin d'aller chercher le prestigieux prix scientifique qui lui revient... Si le film retranscrit bien un univers et un imaginaire typiquement enfantins, et regorge d'inventions, de trouvailles visuelles percutantes, le voyage initiatique qu'il propose, plus posé et mélancolique, moins gadget et gesticulatoire qu'à l'habitude, manque singulièrement de pêche et d'enjeux. Quand il ne dérive pas vers la pataude critique des médias -le final télévisé vraiment too much.

  • Drame/aventure de Jean-Pierre Jeunet. Avec Kyle Catlett, Helena Bonham Carter, Judy Davis. 2h. Sortie: 16/10.

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