Stephen Frears, un dinosaure à la Cour

19/10/17 à 15:21 - Mise à jour à 15:22
Du Le Vif Focus du 20/10/17

Le réalisateur de The Queen Stephen Frears renoue avec la royauté dans Victoria & Abdul, un divertissement enlevé s'insinuant dans l'entourage de la reine Victoria. Liaisons dangereuses?

Entamée il y a une cinquantaine d'années à la télévision britannique, avant de bifurquer, au mitan des années 80, vers le cinéma, la carrière de Stephen Frears l'a vu se frotter aux genres les plus divers: drame historique, thriller, comédie sociale, satire, film noir, western et l'on en passe, jusqu'à la biographie sportive dans The Program. Mais si son éclectisme lui a valu d'adapter avec un égal bonheur Choderlos de Laclos dans Dangerous Liaisons, Nick Hornby dans High Fidelity ou Posy Simmonds dans Tamara Drewe, le cinéaste a aussi su imposer un style, tenant notamment au ton inimitable de ses films, cette causticité plus ou moins aiguë dont il ne se départit qu'en de rares occasions. À cet égard, Victoria & Abdul, son nouvel opus, est du pur Stephen Frears, même si sa caméra a déjà pu sembler plus affûtée. Le réalisateur y renoue avec une famille royale qui lui avait souri dans The Queen, s'insinuant cette fois dans l'entourage de la reine Victoria, alors que cette dernière, sourde aux récriminations de la Cour, décide de faire d'un jeune serviteur indien musulman, Abdul Karim, son confident particulier.
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