Ozon: "J'ai tout de suite senti, après les attentats, que cette histoire ressemblait à aujourd'hui"

07/09/16 à 14:16 - Mise à jour à 14:18

Source: Focus Vif

Dans Frantz, le prolifique et talentueux réalisateur François Ozon a filmé le passé pour parler au présent.

Les bureaux de FOZ, sa société de production, se situent dans un vieil et bel immeuble près du Marais. Il nous reçoit, comme toujours souriant, silhouette de jeune homme (il a tout de même 48 ans...) et regard brillant d'intelligence. Dans quelques jours, François Ozon partira à Venise, où le prestigieux festival a sélectionné son nouveau film, Frantz (lire la critique). Une oeuvre à la fois sobre et très émouvante, située au lendemain de la Première Guerre mondiale et mettant en présence un jeune Français et la famille d'un soldat allemand de son âge, mort au combat et dont il fut l'ami. Librement adapté du Broken Lullaby d'Ernst Lubitsch, ce film est comme tous les précédents du prolifique cinéaste de Huit femmes et de Jeune et jolie, le fruit d'un ardent désir. "Le désir, c'est la chose essentielle, le moteur de tout ce que j'entreprends, déclare Ozon, et comme le désir est par essence volatile, je m'efforce de tourner un film par an. Souvent les gens prennent un ou deux ans pour écrire un scénario, puis un ou deux ans pour trouver le financement. Avec le tournage et la postproduction, cela peut faire quatre ou cinq ans. Mais on change, en quatre ans. Et le désir qu'on avait au départ change aussi... J'ai très vite compris cela, je me suis dit que quand j'avais un désir il me fallait foncer. Quitte à parfois partir sans scénario abouti, sans avoir forcément l'acteur que je voulais."
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