Michael Haneke, critique de l'indifférence bourgeoise

10/10/17 à 10:07 - Mise à jour à 10:07
Du LeVif Focus du 06/10/17

Avec Happy End, Michael Haneke signe un film somme de son cinéma, plaçant dans sa ligne de mire une famille de la haute bourgeoisie occidentale qui envisage le monde alentour avec une indifférence coupable...

Généralement plébiscité à Cannes, pour ses deux derniers films en particulier, Le Ruban blanc et Amour, lauréats l'un comme l'autre de la Palme d'or, Michael Haneke y a fait, en mai dernier, l'expérience amère d'un accueil en demi-teinte. Comptant parmi les films les plus attendus de la compétition, son Happy End a globalement déçu en effet, n'étant certes pas le ratage intégral que certains se sont plu à y voir, mais se situant objectivement en retrait de ses précédents opus. Si le prévisible retour de bâton médiatique l'a affecté, le maître autrichien n'en laisse en tout cas rien paraître alors qu'on le retrouve quelques jours plus tard pour un entretien détendu: "Il est impossible de créer un film en anticipant comment il va être reçu. On ne peut qu'attendre et observer la réaction des critiques. Je pars du principe que je serai compris, parfois j'ai raison, parfois pas, et il se peut aussi que je fasse des erreurs, ou qu'un film soit meilleur ou moins bon que le précédent. Mais en tant que créateur, je ne peux préjuger de la réception de mes films. Je fais de mon mieux, et puis c'est à vous..."
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