Les moments forts des Oscars en vidéo

29/02/16 à 10:12 - Mise à jour à 01/03/16 à 08:31

Source: Afp

Du monologue d'ouverture du comédien et humoriste Chris Rock jusqu'au sacre de Leonardo DiCaprio, en passant par l'ovation réservée à Lady Gaga, la 88e cérémonie des Oscars a connu plusieurs moments forts.

Les moments forts des Oscars en vidéo

Mark Rylance, Brie Larson, Leonardo DiCaprio et Alicia Vikander. © REUTERS/Mike Blake

DiCaprio, enfin

22 ans après sa première nomination pour Gilbert Grape, Leonardo DiCaprio l'a finalement emporté, comme prévu. Nommé pour la sixième fois (dont une en tant que producteur), il a reçu, à 41 ans, l'Oscar du meilleur acteur dans un rôle principal pour The Revenant.

Il a rendu hommage au réalisateur du film, Alejandro Iñarritu, qui a "créé une aventure cinématographique transcendante pour nous tous", mais aussi à un autre metteur en scène, Martin Scorsese, avec lequel il a beaucoup travaillé.

Comme il le fait très régulièrement, il a appelé le monde à se mobiliser contre le changement climatique, l'un de ses grands combats de longue date. "C'est la menace la plus urgente pesant sur notre espèce et nous devons travailler tous ensemble" contre ce phénomène, a-t-il déclaré.

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Et enfin, je veux juste dire ceci: faire The Revenant était avant tout parler de la relation entre l'homme et l'environnement. Une nature que nous avons collectivement vécue comme l'année la plus chaude de l'histoire. Notre production nous a contraints à nous déplacer à l'extrême sud de notre planète juste pour pouvoir trouver de la neige. Le changement climatique est réel, et il se passe maintenant. Il est la menace la plus urgente pour notre espèce tout entière, et nous devons travailler collectivement, ensemble, et cesser de tergiverser. Nous devons soutenir les dirigeants du monde entier qui ne parlent pas pour la cause des grands pollueurs, mais qui parlent pour celle de toute l'humanité, pour les peuples autochtones du monde, pour des millions et des millions de personnes défavorisées, là-bas, et qui sont les plus touchées par ce problème. Pour les enfants de nos enfants, et pour les personnes dont les voix ont été étouffées par la politique de la cupidité. Je vous remercie tous pour ce prix incroyable ce soir. Ne prenons pas cette planète pour acquise. Je ne prends pas ce soir pour acquis. Merci beaucoup.

Chris Rock attaque à l'arme lourde

Très attendu sur la question du manque de diversité aux Oscars, le présentateur de la cérémonie n'a pas lésiné. Allusions, séquences pré-enregistrées, toute la soirée a été ponctuée par des appels au changement.

Tout a commencé avec le monologue d'ouverture des Oscars, "connus aussi comme les récompenses attribuées par les Blancs", a ironisé le comédien, qui est lui même noir. "Il ne s'agit pas de boycotter", a-t-il assuré, "simplement, nous voulons des opportunités. Nous voulons que les acteurs noirs aient les mêmes opportunités que les acteurs blancs."

Sylvester Stallone repart bredouille

Nommé, à 69 ans, dans la catégorie second rôle pour sa prestation dans Creed: l'héritage de Rocky Balboa,- un spin-off de la saga sur le boxeur -, "Sly" a été coiffé à la surprise générale par l'acteur britannique Mark Rylance (Bridge of Spies). Il s'agissait de la troisième nomination pour Sylvester Stallone, la première depuis 39 ans et le premier volet de Rocky.

Avant le début de la soirée, l'acteur spécialiste des films d'action n'avait pas caché son excitation. "En route pour la plus grande soirée", avait tweeté celui qui interprète, pour la septième fois au cinéma, le personnage de Rocky Balboa.

Ovation pour Lady Gaga

La chanteuse américaine a interprété son titre Til it Happens to You, composée pour le documentaire The Hunting Ground avec, sur scène, des victimes d'agression sexuelle, sujet du film.

The Hunting Ground évoque le phénomène répandu des agressions sexuelles sur les campus universitaires américains, régulièrement couverts par les autorités locales par crainte du scandale.

Alors que Lady Gaga, qui avait été présentée par le vice-président Joe Biden, achevait sa prestation, plusieurs dizaines de victimes d'agressions sexuelles sur des campus l'ont rejointe. Le public du Dolby Theatre s'est alors levé pour une longue ovation. Les actrices Kate Winslet et Rachel McAdams avaient les larmes aux yeux.

Triplé pour Lubezki

Maître de la lumière et du plan-séquence, le Mexicain Emmanuel Lubezki est devenu dimanche grâce à The Revenant le premier directeur de la photographie à obtenir trois Oscars consécutifs. Ces trois trophées ont été obtenus pour des films très différents les uns des autres.

Emmanuel Lubezki avait été récompensé en 2015 pour Birdman, tourné avec le même réalisateur que The Revenant, son compatriote Alejandro Iñarritu. En 2014, il l'avait emporté avec Gravity, dirigé par Alfonso Cuaron, également Mexicain.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a lui-même salué dimanche sur Twitter le "grand talent" d'Emmanuel Lubezki.

Dave Grohl reprend Blackbird

Pour accompagner la séquence "In Memoriam", en honneur aux nombreuses personnalités du cinéma décédées durant l'année écoulée (de David Bowie à Chantal Akerman en passant par Christopher Lee, Alan Rickman ou Ettore Scola), le chanteur des Foo Fighters a joué le standard des Beatles accompagné d'une section de cordes.

Sam Smith dédie son Oscar à la communauté LGBT

"J'ai lu un article dans lequel Sir Ian McKellen disait qu'aucun acteur ouvertement gay n'avait jamais reçu d'Oscar, explique le chanteur qui a reçu l'Oscar du meilleur morceau original pour sa BO de Spectre, le dernier James Bond. Si c'est bien le cas, et même si ça ne l'est pas, je veux dédier cet Oscar à la communauté LGBT tout autour du monde. Je suis fier d'être gay et j'espère qu'on puisse tous se serrer les coudes."

Problème: Sam Smith a sans doute mal lu l'article dont il parle: il est loin d'être le premier gay à remporter un Oscar...

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