[Le film de la semaine] Toni Erdmann, mon père, ce barjo

16/08/16 à 12:09 - Mise à jour à 16:05

Source: Focus Vif

Avec Toni Erdmann, son troisième long métrage, la cinéaste allemande Maren Ade a dynamité la compétition cannoise, signant, au départ de la relation problématique entre un père et sa fille, une comédie à large spectre. De quoi dérider le public et la critique, à défaut du jury de George Miller.

A chaque compétition cannoise sa révélation. Après László Nemes et Le Fils de Saul l'année précédente, le Toni Erdmann de Maren Ade aura constitué l'exquise surprise du millésime 2016, et il ne se sera trouvé, en fin de compte, que le jury de George Miller pour bouder son plaisir devant un film venu avantageusement bousculer les habitudes des festivaliers -une comédie souvent hilarante mais non moins troublante, pensez-vous. A défaut de s'être frayé une place au palmarès, le nouvel opus de la cinéaste allemande, par ailleurs productrice du réalisateur portugais Miguel Gomes, aura durablement marqué les esprits: présenté en début de festival, Toni Erdmann ne cessera d'alimenter les conversations dix jours durant, suscitant enthousiasmes et passions. C'est, du reste, une Maren Ade visiblement épuisée que l'on rencontre au surlendemain de la projection officielle, la conjugaison de stress -elle n'a livré la copie du film que le mercredi, pour une présentation le vendredi- et de sollicitations incessantes résultant en un mince filet de voix orné d'un sourire fatigué: "J'ai eu l'impression d'atterrir à Cannes en direct de la postproduction du film, mais ça va."
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