Le film de la semaine: Eden, portrait de génération

18/11/14 à 11:56 - Mise à jour à 19/11/14 à 15:26

Source: Focus

COMÉDIE DRAMATIQUE | Dans Eden, son quatrième long métrage, Mia Hansen-Love s'attèle au portrait de sa génération, envisagée à travers le prisme intime du parcours de son frère, DJ ayant participé à l'envol de la French Touch. Un film enfiévré.

Le film de la semaine: Eden, portrait de génération

Arnaud Azoulay et Vincent Lacoste en Daft Punk dans Eden © DR

Pour son quatrième long métrage, Mia Hansen-Love élargit sensiblement le spectre de son cinéma, s'attelant, avec Eden, à un film générationnel. La cinéaste y envisage l'aventure de la French Touch à travers le regard de Paul (Felix de Givry, impeccable), un DJ au coeur du mouvement (et inspiré de son frère Sven), des premières raves du début des années 90, à l'explosion du courant musical, dont le succès des Daft Punk sera l'expression la plus visible. Passionnant à bien des égards, le film s'appuie sur une double dynamique, restituant, de l'intérieur, un sentiment d'ivresse et d'euphorie collectives -entre sens de la communauté et scènes de clubbing bluffantes-, non sans en pressentir le caractère éphémère, Paul portant en lui les lendemains qui déchantent: Lost in Music, et passablement irrésolu... Balançant ainsi entre énergie débridée et descente annoncée, mouvement d'ensemble et destin individuel, Eden ne fait pas l'économie de quelques sautes de rythme et autres longueurs ou coquetteries. Soutenue par une bande-son idoine, cette plongée au coeur de la scène n'en est pas moins fascinante, à quoi Pauline Etienne appose encore son assurance discrète, et Vincent Macaigne un grain de folie.

  • DE MIA HANSEN-LOVE. AVEC FELIX DE GIVRY, PAULINE ETIENNE, VINCENT MACAIGNE. 2H11. SORTIE: 19/11.
  • Dans le Focus du 14 novembre, l'interview de Mia Hansen-Love, le cinéma et la culture club...

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