Le film de la semaine: Belle, la question de l'esclavage

02/06/15 à 15:05 - Mise à jour à 15:05

Source: Focus

DRAME HISTORIQUE | Deuxième long métrage d'Amma Asante, Belle s'inspire de l'histoire vraie de Dido Elizabeth Belle, une jeune métisse ayant connu, dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, un destin singulier, d'ailleurs immortalisé dans une toile attribuée à Johann Zoffany.

Le film de la semaine: Belle, la question de l'esclavage

Gugu Mbatha Raw dans Belle de Amma Asante © DR

L'histoire commence lorsque, fille illégitime d'un amiral de marine, Dido se voit confiée à son grand-oncle, Lord Mansfield, un haut magistrat, pour partager l'éducation aristocratique de sa cousine, Elizabeth Murray. L'insouciance de l'enfance passée, elle va se heurter aux préjugés de l'époque, luttant pour s'imposer dans une société où sa couleur de peau constitue un handicap pour ainsi dire rédhibitoire. Argument prenant une tonalité bientôt romantique, auquel va s'en greffer un autre, politique, l'affaire du Zong, un navire servant au commerce des esclaves, donnant sa toile de fond au récit.

Comme le 12 Years a Slave de Steve McQueen ou le Lincoln de Steven Spielberg avant lui, le film d'Amma Asante s'attache à la question de l'esclavage. La manière est toutefois fort différente, la réalisatrice s'en tenant, pour l'essentiel, à une approche fort académique. Mais si un certain ronron décoratif préside à l'entreprise, lesté encore par la propension à en surligner chacun des enjeux au nom d'une évidente volonté didactique, Belle n'en a pas moins divers atouts à faire valoir. A la force du sujet s'ajoute ainsi l'excellence de la distribution, dominée par le toujours impeccable Tom Wilkinson, et révélant par ailleurs Gugu Mbatha-Raw dans le rôle-titre.

DE AMMA ASANTE. AVEC GUGU MBATHA-RAW, TOM WILKINSON, SARAH GADON. 1H44. SORTIE: 03/06.

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