La vie est arrivée

22/05/17 à 16:12 - Mise à jour à 16:12
Du LeVif Focus du 19/05/17

Avec Les Fantômes d'Ismaël, Arnaud Desplechin signe une oeuvre-gigogne, emmêlant les fils de la fiction dans un récit frénétique débouchant paradoxalement sur ce qui est peut-être son film le plus apaisé...

Venant deux ans après Trois souvenirs de ma jeunesse, qui voyait Paul Dédalus porter un regard rétrospectif sur ses amours passées dans ce qui aurait pu être une préquelle à Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), Les Fantômes d'Ismaël renoue avec une autre figure familière du cinéma d'Arnaud Desplechin: Ismaël Vuillard, ci-devant altiste passablement agité de Rois et reine, et réapparaissant aujourd'hui, toujours incarné par Mathieu Amalric, dans la peau d'un cinéaste tourmenté, histrion et ludion à la fois. Pas tout à fait le même, donc, mais pas tellement différent non plus. Quelque chose de l'ordre de la variation, qui fait dire au réalisateur, avec qui l'on reprend une conversation poursuivie film après film: "Les deux films ont une énergie en commun, qui vient principalement de ce personnage que j'ai appelé Ismaël. Il y a une frénésie de récit qu'ils ont en partage."
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