"La femme silencieuse et obéissante est un archétype dans la culture russe"

22/08/17 à 09:42 - Mise à jour à 23/08/17 à 14:02
Du LeVif Focus du 18/08/17

Avec Une femme douce, l'histoire d'une femme se heurtant à un monde kafkaïen, le cinéaste ukrainien Sergei Loznitsa livre une critique radicale et acerbe de la Russie contemporaine.

Sergei Loznitsa est un artiste conséquent: sept ans après avoir dépeint le marasme russe dans My Joy, le film qui le faisait découvrir, le cinéaste ukrainien, auteur entre-temps du remarquable In the Fog et du documentaire Maidan parmi d'autres, remet aujourd'hui le couvert avec Une femme douce. Lointainement inspiré de la nouvelle La Douce, publiée en 1876 par Dostoïevski (et déjà adaptée au cinéma par Robert Bresson en 1969, avec Dominique Sanda dans le rôle-titre), le film accompagne une femme partie rendre visite à son mari incarcéré, prétexte à un portrait blême de la Russie contemporaine décliné, cette fois encore, sous une forme voisine du road-movie. "J'ai opté pour le genre qui me semblait le plus approprié, professe le réalisateur d'un ton docte, au lendemain de la présentation cannoise de son nouvel opus. Je voulais proposer une collection de personnages et de situati...

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