Kinepolis à la pointe de la technologie avec Laser Ultra

11/12/14 à 14:23 - Mise à jour à 14:24

Mercredi, Kinepolis organisait une conférence de presse afin de présenter les dernières innovations technologiques proposées par la société de distribution de films: le Laser Ultra et le Dolby Atmos. Présentation.

Kinepolis à la pointe de la technologie avec Laser Ultra

Laser Ultra par Kinepolis. © Kinepolis

Ce 10 décembre 2014 était manifestement un grand jour pour Kinepolis. La firme organisait en effet 4 conférences de presse à Anvers, Madrid, Lomme (France) et Bruxelles, où nous étions.

Sujet de ces rassemblements: la présence de nouvelles technologies dans certaines salles. Bob Claeys, expert en recherche et développement chez Kinepolis, nous a présenté avec passion ces nouvelles acquisitions.

La précision du laser au service de l'immersion

Après un historique de Kinepolis et de sa recherche permanente de l'innovation technologique au fil des années, du THX au DTS en passant par le Dolby 5.1, des projecteurs mécaniques à l'avènement du numérique, Bob Claeys a dévoilé, non sans une certaine fierté, la dernière machine qui s'est installée dans la salle de projection: un projecteur laser conçu par Barco, une société belge spécialisée dans le cinéma digital.

Ses spécificités sont nombreuses: une luminosité deux à trois fois supérieure aux autres technologies disponibles sur le marché, la disparition totale du speckle (un parasite de l'image qui se manifeste par de petites taches de lumière ou de couleur), une consommation d'énergie réduite pour des performances accrues, un rendu 3D plus performant... Mais surtout, ce nouveau système propose d'une part une résolution de 4K, au lieu des 2K proposé habituellement, et d'une autre, la possibilité de projeter des images à la vitesse affolante de 60 images/seconde. Un film traditionnel étant filmé à 24 images/seconde et The Hobbit à 48 images/seconde.

Concrètement, le rendu est en effet somptueux. Après une projection démo reprenant tous les codes d'un message publicitaire et tentant de nous affecter autant avec la musique et les images montrées qu'avec la qualité de celles-ci, on ne peut qu'admirer le travail effectué au niveau technique. Les couleurs sont magnifiques, la netteté de l'image parfaite. Reste à voir ce que cela donnera avec un bon film (voir plus bas avec l'exemple The Hobbit), et non un trailer usant et abusant de la suggestion.

En ce qui concerne les 60 images/seconde, tout un débat est ouvert. Comme l'a bien expliqué Bob Claeys en déclarant: "Nous ne sommes pas là pour juger si une vitesse plus élevée de l'image est bonne ou pas. Nous sommes là pour offrir la technologie à ceux qui veulent s'y essayer."

Toujours est-il que la vidéo de démonstration, un trailer de l'événement Sensation, projeté à 60 images/seconde, redéfinissait le sens du mot étourdissant, explosant nos pauvres rétines accoutumées aux 24 images/seconde (en plus d'arracher les oreilles avec son EDM tapageuse), et il est certain que peu de personnes ont pu apprécier cette courte expérience dans la salle. Une question d'habitude paraît-il.

À nouveau, le futur nous dira si cette innovation technologique pourra être récupérée par des artistes talentueux, qui ne manqueront pas de nous faire tourner la tête.

Atmosphère sonore multidimensionnelle

Si l'image est le vecteur principal du cinéma, le son est aujourd'hui indissociable de celle-ci. Avoir l'image la plus nette au monde ne vaudrait pas grand-chose sans une qualité sonore similaire. Kinepolis a voulu relever ce second pari en installant le dernier système sonore de Dolby, le Dolby Atmos.

Le principe est simple. Alors que le son entourait les spectateurs avec des systèmes comme le 5.1 et le 7.1, Dolby Atmos propose une expérience multidimensionnelle, en permettant à chaque son de se déplacer dans l'espace de manière indépendante. Ainsi, des enceintes sont placées sur les murs, derrière l'écran et au plafond, pour un total de 60 baffles disséminés dans une grande salle. À noter que pour que l'expérience soit optimale, le film doit être tourné et mixé en fonction de ce système. Toujours est-il que le résultat est plus que convaincant: lors d'un autre trailer, des sons évoquant l'univers de la jungle se déplaçaient autour de nous, d'une manière immersive et réaliste. Puissance, rendu et immersion sont bel et bien au rendez-vous avec ce nouveau système, auquel on ne peut pas reprocher grand-chose.

Bataille au laser

L'après-midi fût consacrée à la projection du Hobbit: The Battle of The Five Armies, en 3D HFR (High Frame Rates) et en Dolby Atmos, afin de permettre à chacun de se faire une idée plus précise des capacités de la nouvelle installation.

Malgré que la 3D n'ait pas vraiment d'intérêt pour un film comme Le Hobbit, celle-ci s'est faite rapidement plus ou moins oublier grâce au confort de la séance. Mis à part quelques gimmicks dispensables et peu efficaces (chutes de pierres, tirs de flèches...), le rendu était au rendez-vous et le niveau de netteté de l'image était, en effet, plus que remarquable. Toutefois, ce troisième opus des aventures de Bilbo n'était pas vraiment le meilleur exemple pour démontrer les prouesses de l'Ultra Laser. En effet, les paysages numériques et outrageusement brillants du film ne pouvant guère offrir davantage que leurs couleurs criardes et leur contraste parfois peu convaincant. Quant au son, bien que l'aspect multidimensionnel n'était pas présent, une certaine profondeur procurait une agréable immersion dans les musiques épiques du film, prouvant que, même pour un film au mixage traditionnel, le Dolby Atmos peut apporter une qualité supplémentaire à la projection.

Il restera donc à voir ce que Laser Ultra et Dolby Atmos donneront avec un film dénué de numérique, et mixé pour le Dolby Atmos . Il est en tout cas certain qu'une nouvelle étape est en train de se franchir pour les salles de cinéma.

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