"Je vois mes films comme des moineaux qui s'obstinent à essayer d'éteindre un incendie"

09/01/18 à 15:13 - Mise à jour à 15:13
Du Le Vif Focus du 04/01/18

Kaouther Ben Hania chronique en neuf plans-séquences virtuoses la descente aux enfers choc et l'éveil à une conscience politique d'une jeune Tunisienne violée par des policiers. Suffocant.

Imagé, le titre d'origine, Aala Kaf Ifrit, est difficilement traduisible, mais signifie en arabe quelque chose comme "dans la tourmente". Sa version française lui aura préféré celui de mauvais conte de fées de La Belle et la Meute. Pas seulement parce que l'on y aperçoit, au détour d'une séquence éprouvante, plusieurs molosses s'ébrouer dans une cage, mais parce que les hommes s'y comportent le plus souvent comme des bêtes. Point de manichéisme vengeur ni d'embarrassant "féminisme" à la petite semaine dont l'époque est friande pourtant ici, mais la chronique tourbillonnante d'une nuit en enfer.
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