Jamais contente: l'adolescence confrontée au complexe du homard

16/01/17 à 16:18 - Mise à jour à 16:18

Source: Focus Vif

La justesse du Jamais contente d'Émilie Deleuze, adapté de Marie Desplechin, donne un coup de frais au film sur l'adolescence.

"La grandeur d'Aurore est déjà dans le roman. C'est comique parce que physiquement, elle est toute petite... Ce que j'appelle sa grandeur, c'est sa capacité au langage, à ne pas parler "à la manière de". Elle ne s'exprime pas selon l'idée présupposée d'un adulte sur la syntaxe adolescente, mais d'une voix très personnelle, avec un vocabulaire très riche. Elle a conscience que les mots sont des outils, et même des armes, pour foutre la zone. Ça, c'est une vérité de son âge!" Émilie Deleuze a l'enthousiasme communicatif en présentant l'héroïne de son film, qui fut auparavant celle du Journal d'Aurore de Marie Desplechin (1). La réalisatrice est elle-même très impressionnée par ce pouvoir des mots, expédiés vers des adultes "qui eux ânonnent et sont hallucinés par la force de frappe, l'aberration parfois, de ce qu'elle leur lance, à s'en retrouver collés au mur!"
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