Isabelle Adjani, au nom du père

11/01/17 à 12:06 - Mise à jour à 12:17

Source: Le Vif

Entre éclipses prolongées et retours fugaces, Isabelle Adjani traverse les années à son rythme propre. Invitée vedette de la 16e édition du Festival international du film de Marrakech, l'actrice a accepté de se pencher avec nous sur un parcours où le cinéma et la vie n'ont cessé de se répondre.

"Mais non monsieur, il ne fait pas mauvais. Il pleut des dirhams, pas de l'eau." Début décembre, Marrakech, la cité rouge bordée par les cimes mythiques de l'Atlas, aux portes du désert, célébrait donc sous les gouttes l'ouverture de son traditionnel Festival international du film. Quelques jours plus tard, c'est pourtant bien sous un ciel azur éclatant que l'événement se préparait au climax radieux de sa 16e édition: la venue de la trop rare Isabelle Adjani, 61 ans, poupée de cire aux yeux lagon à qui était réservée une soirée hommage en grande pompe où, là aussi, il allait pleuvoir. A chaudes larmes pour le coup. Regard écarquillé comme celui d'un animal surpris par les phares d'une voiture dans la nuit, l'inoubliable interprète de L'Histoire d'Adèle H., de Camille Claudel ou de La Reine Margot - "Toutes ces femmes sont encore en moi, toutes ces vies forment une vie", dira-t-elle - apparaît grave, fébrile, "craquant" deux fois en plein discours, ne parvenant jamais tout à fait à se reprendre, semblant littéralement porter tout le malheur du monde sur ses épaules, à l'image de la Carole Matthieu qu'elle incarne dans le téléfilm éponyme récemment proposé par Arte.
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