Guillermo del Toro, les fantômes du passé

22/10/15 à 12:49 - Mise à jour à 12:53

Source: Focus Vif

Guillermo del Toro prend prétexte d'un drame sentimental aux accents fantastiques somme toute très conventionnel pour renouer avec la flamboyance gothique qui présidait à L'Échine du Diable et au Labyrinthe de Pan, les fleurons espagnols de son friand parcours.

Fascinant animal que Guillermo del Toro, tête de geek montée sur un corps de hobbit davantage portée sur la forme et les références que sur un storytelling peu enclin à sortir des rails d'un classicisme appliqué. Grand amateur de (mauvais) genres devant l'éternel, le trublion mexicain n'a guère son pareil pour les réinvestir en faiseur un tantinet mégalomaniaque d'images résolument prégnantes, qu'il transcende les horreurs de la Guerre d'Espagne sous la forme de contes fantastiques visionnaires (L'Echine du diable en 2001, Le Labyrinthe de Pan en 2006) ou applique sa propre grammaire super-héroïque à un comics pourtant déjà culte (Hellboy en 2004, Hellboy 2 en 2008).
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