Florence Foster Jenkins, la note juste

03/08/16 à 08:21 - Mise à jour à 08:59

Source: Focus Vif

Stephen Frears signe un portrait coloré de Florence Foster Jenkins, cantatrice fausse et vraie mondaine ayant connu son heure de gloire dans le New York des années 30 et 40. Une comédie dramatique menée allegretto.

Interviewer Stephen Frears peut relever, sinon du parcours du combattant, à tout le moins de l'entreprise hasardeuse. Le cinéaste britannique n'apprécie, de toute évidence, que fort modérément l'exercice, se contentant, le plus souvent, de débiter des réponses expéditives, qu'il assortit de formules lui tenant lieu de sésame: "I don't know", histoire de décourager la curiosité de son interlocuteur, et "It was fun" ou "That's quite interesting", manière de signifier un enthousiasme qu'il n'a que rarement démesuré. Pas désagréable, certes, mais concis jusqu'à la sécheresse -"J'imagine que cela correspond à ce que je suis", tranche-t-il dans un sourire, la prolixité n'étant définitivement pas son trait le plus marquant.
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