Serge Coosemans
Serge Coosemans
Blogueur
Opinion

06/11/17 à 09:41 - Mise à jour à 09:50

Fahrenheit 37°2 le matin

Cette semaine encore, l'ambiance n'est pas à la rigolade mais à l'effroi. En cause, ce nouvel ordre moral qui entendrait faire disparaître Roman Polanski et Kevin Spacey de la surface de la Terre avant même qu'ils ne soient jugés pour leurs délits. Bonnes baguettes et autodafés, c'est le Crash Test S03E10.

Il faut être un peu taré.e, non, pour se réjouir du suicide d'une série télévisée respectable et chercher à interdire une rétrospective de films de Roman Polanski? Que Kevin Spacey et Roman Polanski refoulent grave du trognon est une chose, de plus en plus indiscutable d'ailleurs. Mais tout simplement annuler House of Cards, c'est autre chose: à la fois un sommet de l'hypocrisie contemporaine et du pur foutage de gueule. Après tout, comme je l'ai vu passer sur Twitter, il ne serait que logique de lourder Spacey par un tour de passe-passe scénaristique et que le premier rôle soit désormais tenu, jusqu'à la fin naturelle de la série, par Robin Wright. Quant à commencer à penser cramer des films comme Le Locataire, Chinatown et Répulsion, parce que l'on ne pourrait plus dissocier "l'homme de l'artiste", c'est d'une dinguerie dystopique et fondamentaliste hallucinante: Fahrenheit 37°2 le matin, du nom de la petite fièvre féminazie matinale bien connue qui fait perdre tout sens des proportions. Cinglé au point que même Nicolas Bedos en a oublié d'être con, prenant le temps d'une chronique pour The Huffington Post de clairement poser une salve de questions aussi simples qu'importantes: "(...) n'est-on pas libre de regarder les films, d'écouter les chansons ou de lire les livres d'hommes et de femmes ayant fait preuve d'un comporteme...

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