Dossier: Toujours aussi sexiste, la musique?

02/08/16 à 15:09 - Mise à jour à 10/08/16 à 15:17

Source: Focus Vif

Une zone réservée aux filles? C'est ce qu'a testé le dernier festival de Glastonbury, en Angleterre. Le débat n'a évidemment pas manqué, entre ceux qui dénoncent le sexisme inversé et les partisans d'un îlot protecteur féminin dans un milieu musical toujours aussi violemment misogyne.

Glastonbury, fin juin. A l'occasion de sa 34e édition, le mégafestival anglais a fait à nouveau le plein. Tous les ingrédients classiques étaient réunis: le public (135.000 personnes), le crachin so english, la boue qui va avec, et une pluie de stars -de Coldplay à Adele en passant par LCD Soundsystem, Beck...- réparties sur 27 zones différentes, et quelque 80 scènes, couvrant plus de 400 hectares. Mais ce n'est pas tout. Cette année, pour la première fois, Glastonbury avait prévu une zone réservée uniquement aux femmes -ainsi qu'aux transsexuels, queer, et toutes autres personnes "s'identifiant comme femme". Baptisé Sisterhood, ce coin du festival ne manqua pas de susciter le débat: jusqu'à quel point le procédé ne tient-il pas du sexisme inversé? Le féminisme est-il condamné au repli sur soi? Une semaine à peine après l'assassinat de Jo Cox, certains soulignèrent même à quel point le slogan rassembleur de la députée britannique -"we have more in common"- tombait tout à coup à plat. Cela n'empêcha pas une cérémonie d'hommage à l'élue travailliste, sous la forme d'une marche à travers le site de Glastonbury jusqu'à l'espace Sisterhood. Paradoxal? Les organisatrices de Sisterhood se défendront dans un communiqué expliquant que "les espaces uniquement féminins sont nécessaires dans un monde qui reste principalement mené par, et conçu pour, les hommes".
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