Die Hard: Belle journée pour mourir

12/02/13 à 14:36 - Mise à jour à 14:36

ACTION | Pour les vacances, l'increvable John McClane part à Moscou sauver son fils des griffes de vilains Russes. Un 5e Die Hard risible.

Die Hard: Belle journée pour mourir

© DR

Film d'action de John Moore. Avec Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch. 1H37. Sortie: 13/02. *

En ce début d'année 2013, les papys à gros bras sont de sortie. Après Schwarzenegger (The Last Stand) et avant Stallone (Bullet to the Head), c'est au tour de Bruce Willis de ressortir ses vieux biceps et de faire un petit peu d'exercice. John McClane va bien. Merci pour lui. Mais on ne peut pas en écrire autant de Die Hard. Enterré vivant avec ce cinquième volet dénué d'un quelconque intérêt.

Belle journée pour mourir est le premier film de la franchise pour lequel un scénario a été écrit sur mesure. Piège de cristal était à l'origine prévu pour une suite du Détective, avec Frank Sinatra, intitulée Nothing Lasts Forever. 58 minutes pour vivre devait servir pour le deuxième Commando (oui oui, celui avec Schwarzie). Tandis qu'Une journée en enfer et Retour en enfer étaient censés s'intituler Simon Says et WW3.com avant qu'y soit introduit le personnage de John McClane.

Ce scénario donc, il est signé Skip Woods. Inquiétant habitué des films musclés: d'Opération Espadon à Hitman en passant par X-Men Origins: Wolverine et la déplorable adaptation hollywoodienne de L'agence tous risques. Pas de miracle. Belle journée pour mourir est un navet de compétition. L'intrigue tient en cinq lignes. Apprenant que son fiston dans la merde doit être jugé pour assassinat à Moscou, John McClane s'envole donner un coup de main à son rejeton et botter le cul de vilains Russes qui menacent la paix dans le monde. Tout un programme.

Surenchère

Même les aficionados de Bruce tout-puissant risquent de déchanter. Le plaisir de retrouver Willis dans la peau usée de son personnage fétiche est bien vite tempéré par les invraisemblances, le vide intersidéral des dialogues, la surenchère d'explosions et de fusillades, et tout aussi rapidement l'ennui éberlué. Ce Die Hard 5 joue dans la même cour que le 4. Le seul épisode jusque-là véritablement raté de la saga. Et il fait mieux que rivaliser dans le genre film à ne même pas regarder un samedi soir à la télé.

Le petit Australien qui monte Jai Courtney est assez déplorable dans le rôle de Jack McClane (pourvu qu'il ne prenne pas le relais). Les répliques humoristiques tombent à plat... Le réalisateur John Moore (En territoire ennemi, Le vol du Phoenix, La malédiction, Max Payne) peut se targuer d'avoir utilisé 50 cascadeurs et le plus gros hélicoptère du monde (25 tonnes pour 36 mètres de long), même la grande scène de poursuite de son film, qui a nécessité à elle seule 82 jours de tournage, ne rentrera guère au panthéon du genre.

Sont-ce les emmerdes qui cherchent John McClane ou est-ce John McClane qui cherche les emmerdes? La question est tout aussi pertinente pour Bruce Willis. L'acteur a d'ores et déjà annoncé son intention de tourner dans un sixième épisode de la saga.

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