"Dans Grave, le cannibalisme est vu comme un geste de rébellion"

15/03/17 à 09:51 - Mise à jour à 09:51
Du Le Vif Focus du 10/03/17

Avec Grave, Julia Ducournau, dont c'est le premier long métrage, brise les genres et les conventions ronflantes du cinéma français et nous livre un puissant film d'horreur d'auteur.

"Le cannibalisme était l'idée première du film. Je voulais raconter une histoire dans laquelle l'héroïne devient un monstre, ou du moins fait quelque chose d'inhumain, et que le spectateur la comprenne plutôt que de la rejeter. Pour que ça marche, il fallait que depuis le début on se batte avec elle, qu'elle soit victime d'une injustice. D'où le contexte des bizutages. C'est une tradition avec des règles qui viennent de nulle part, qui sont vides de sens, et cet aspect autoritaire et injuste, je savais que le spectateur, même inconsciemment, se soulèverait contre." Voici, simplement et efficacement, posées les bases de ce récit dérangeant, qui voit une étudiante vétérinaire végétarienne devenir progressivement "autre" lorsqu'elle se retrouve obligée de manger de la viande a...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires