[Critique ciné] The Disaster Artist, hilarant

06/02/18 à 14:44 - Mise à jour à 14:50
Du Le Vif Focus du 01/02/18

COMÉDIE/BIOGRAPHIE | Une ode inspirée à l'amitié et à la magie du cinéma, fut-ce par nanar interposé.

[Critique ciné] The Disaster Artist, hilarant

Des films sur le cinéma, il s'en tourne de nombreux. À l'instar de Hitchcock (autour des Oiseaux) ou de Saving Mr. Banks (sur le making of de Mary Poppins) avant lui, The Disaster Artist s'attarde ainsi sur les coulisses d'un film, et pas n'importe lequel: The Room, nanar certifié tourné par Tommy Wiseau en 2003. Un objet à même de faire pâlir Ed Wood, mais qui s'est taillé, depuis sa sortie ultraconfidentielle, une réputation culte, de Midnight Screenings en festivals avisés (Offscreen, à Bruxelles, l'a programmé à deux reprises, en 2012 et 2016).

S'emparant de cette histoire hautement improbable, James Franco va jusqu'à adopter la posture mégalomaniaque de son modèle, cumulant sur The Disaster Artist les postes de réalisateur, de producteur et de star du film -un emploi lui allant, il est vrai, comme un gant. Tout commence en 1998, lorsque l'exubérant Wiseau et le timide Greg Sestero (Dave Franco) se rencontrent dans un cours pour aspirants acteurs à San Francisco. Les deux gaillards sympathisent, embarquant bientôt pour L.A. afin d'y faire carrière dans le cinéma. L'accueil n'étant pas celui escompté, Wiseau se lance avec l'aplomb des inconscients dans l'écriture d'un film dont ils seront les stars. La passion ne suffit pas à faire des chefs-d'oeuvre, et la suite ressemble à la chronique d'un désastre annoncé... Sans surprise, l'équipée prend devant la caméra de Franco un tour régulièrement hilarant. Le réalisateur veille toutefois à laisser l'émotion se frayer un chemin, The Disaster Artist apparaissant, en définitive, comme une ode inspirée à l'amitié et à la magie du cinéma, fut-ce par nanar interposé...

De et avec James Franco. Avec Dave Franco, Seth Rogen. 1h44. Sortie: 07/02. ***(*)

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