Critique ciné: Queen and Country, l'Angleterre de John Boorman

06/01/15 à 11:30 - Mise à jour à 14/01/15 à 16:37

Source: Focus

COMÉDIE DRAMATIQUE | Plus de 25 ans après, un John Boorman en veine autobiographique donne une suite à Hope and Glory, pour signer le portrait inspiré de l'Angleterre au début des fifties...

Critique ciné: Queen and Country, l'Angleterre de John Boorman

Queen and Country © DR

Avec Queen and Country, John Boorman poursuit l'entreprise partiellement autobiographique entamée, il y a plus de 25 ans, avec Hope and Glory, film qui s'inspirait de ses souvenirs d'enfance pendant le Blitz. Et reprend le fil de l'histoire quelques années plus tard, en 1952, lorsque Bill Rohan (alter ego du réalisateur, joué par Callum Tuner) est appelé sous les drapeaux en qualité d'instructeur chargé de former les jeunes recrues envoyées sur le front coréen. Une mission dont il s'acquitte avec un zèle relatif -il considère cette guerre comme immorale-, non sans s'employer, avec son compère Percy Hapgood (Caleb Landry Jones), à saper l'autorité du sergent Bradley (David Thewlis), sinon de l'institution militaire. Des circonstances relevées encore de l'idylle contrariée l'unissant à la mystérieuse Ophelia (Tamsin Egerton). Au départ de ces arguments croisés, John Boorman signe un film au classicisme assumé, doublant la fantaisie militaire savoureuse d'un portrait inspiré de l'Angleterre de l'époque, et du tournant générationnel qui s'y esquissait sur les cendres de l'Empire. Perspective historique embrassée ici avec un allant stimulant, et ponctuée par une image émouvante, valant signature de l'oeuvre du génial cinéaste britannique.

  • DE JOHN BOORMAN. AVEC CALLUM TUNER, CALEB LANDRY JONES, TAMSIN EGERTON. 1H55. SORTIE: 07/01.
  • Dans le Focus du 9 janvier, l'interview de John Boorman.

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