Critique ciné: Pourquoi j'ai pas mangé mon père, relecture humoristique de la préhistoire

07/04/15 à 14:01 - Mise à jour à 08/04/15 à 11:29

Source: Focus

COMÉDIE D'ANIMATION | De RRRrrrr!!! à Year One, les comédies préhistoriques ont rarement fait dans la dentelle. Une tendance que ne vient pas vraiment contredire Pourquoi j'ai pas mangé mon père, premier long métrage de Jamel Debbouze, tourné intégralement en performance-capture.

Critique ciné: Pourquoi j'ai pas mangé mon père, relecture humoristique de la préhistoire

© DR

L'acteur-réalisateur s'y réserve le beau rôle, celui d'Edouard, fils aîné du roi des Simiens, à qui son physique malingre vaut toutefois d'être évincé à la naissance au profit de son jumeau Vania. Recueilli dans le plus grand secret par son ami Ian, l'enfant va grandir à bonne distance du banyan royal, trouvant bientôt l'amour auprès de la jolie Lucy (Mélissa Theuriau). Sa nature ingénieuse autant que généreuse fera le reste, au point de lui permettre de bousculer un ordre établi reposant jusqu'alors sur la loi du plus fort.

Confuse, et confondant énergie et hystérie, l'ouverture du film laisse craindre le pire -sentiment conforté par le choix, discutable, de la performance-capture et de la 3D, gavantes pour l'essentiel. Pour autant, cette relecture humoristique de la (pré)histoire n'est pas dénuée d'une certaine saveur, faite d'anachronismes de langage, de mots d'esprit, de clins d'oeil plus ou moins inspirés (du Roi Lion à Louis De Funès, à qui la technologie vaut une renaissance incertaine sous les traits de Vladimir) et de gags inégaux, le tout assorti d'un message d'espoir et d'un plaidoyer pour la différence toujours bon à prendre. Ce qui ne suffit pas à faire un grand film, loin s'en faut, mais aide à ne pas trouver le temps désespérément long...

  • DE ET AVEC JAMEL DEBBOUZE. AVEC MÉLISSA THEURIAU, ARIÉ ELMALEH, PATRICE THIBAUD. 1 H 35. SORTIE: 08/04.

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