Critique ciné: La French, au polar 70's ce que le Canada Dry est à l'alcool

02/12/14 à 16:07 - Mise à jour à 16:07

Source: Focus

POLAR | Le polar des années 70 n'en finit plus d'alimenter les fantasmes des cinéastes français.

Critique ciné: La French, au polar 70's ce que le Canada Dry est à l'alcool

Jean Dujardin dans La French © DR

Après Guillaume Canet avec Blood Ties, c'est aujourd'hui au tour de Cédric Jimenez (Aux yeux de tous) de revendiquer un héritage prestigieux, La French se réclamant ostensiblement de deux maîtres-films de l'époque: The French Connection, réalisé par William Friedkin en 1971, et sa suite, tournée par John Frankenheimer quatre ans plus tard. S'inspirant de faits réels, l'action du film se déroule à Marseille, au milieu des années 70, lorsque, fraîchement nommé juge du grand banditisme, Pierre Michel (Jean Dujardin) décide de s'attaquer frontalement à Gaëtan Zampa (Gilles Lellouche), parrain à la tête de cette trop fameuse French Connection, mafia contrôlant le trafic d'héroïne et une bonne partie de la cité phocéenne tant qu'à faire... Le cinéma a régulièrement fait son miel de semblables mano a mano. Mais si celui entre le juge et le truand marseillais ne manque assurément pas de souffle, là où Jean Dujardin a incontestablement le charisme de l'emploi, La French se laisse regarder plus qu'elle ne captive. Ecrasé sans doute par le contexte, Jimenez confond film référencé et visite au musée Grévin, sentiment encore aggravé par les seconds rôles caricaturaux genre Benoît Magimel ou Gérard Meylan. Et s'il n'y a là guère de temps morts, il n'y a pas plus de quoi vibrer dans ce polar vintage qui est à ses modèles ce que le Canada Dry était à l'alcool dans les pubs de l'époque, ressemblant mais...

  • DE CÉDRIC JIMENEZ. AVEC JEAN DUJARDIN, GILLES LELLOUCHE, CÉLINE SALLETTE. 2H15. SORTIE: 03/12.

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