Critique ciné: Insurgent, casting solide mais manque patent d'originalité

17/03/15 à 14:54 - Mise à jour à 15:06

Source: Focus

SCIENCE-FICTION | Avec les sagas The Hunger Games et The Maze Runner, la franchise Divergent, dont Insurgent constitue le deuxième volet, participe de ce revival très tendance du teen survival sur fond de dystopie triomphante.

Critique ciné: Insurgent, casting solide mais manque patent d'originalité

Insurgent (Divergente 2: L'insurrection) © DR

Avec les sagas The Hunger Games et The Maze Runner, la franchise Divergent, dont Insurgent constitue le deuxième volet, participe de ce revival très tendance du teen survival sur fond de dystopie triomphante -soit les rejetons largement édulcorés, même si parfois efficaces, du formidable Battle Royale de Kinji Fukasaku. Son atout majeur? Shailene Woodley (White Bird in a Blizzard), star montante emmenant un casting particulièrement solide, aux Kate Winslet, Ashley Judd ou autre Miles Teller (le batteur acharné de Whiplash) déjà présents dans le premier épisode s'ajoutant encore aujourd'hui Naomi Watts et Octavia Spencer, parmi d'autres. Sa principale faiblesse? Un manque patent d'originalité -on pense ici ponctuellement à un mix plagieur de Ghost in the Shell et Matrix- qui s'incarne dans une alternance systématique, et souvent peu inspirée, de sensiblerie adolescente et d'action bas du front.

Embarquant Tris Prior, sa jeune héroïne, dans une cavale potentiellement annonciatrice d'une guerre civile, cette suite terriblement premier degré voit Robert Schwentke, responsable du plantage R.I.P.D. en 2013, succéder à Neil Burger derrière la caméra. Ceci expliquant sans doute cela. L'équation de sa réalisation sans saveur nourrie aux paresseux effets spéciaux est on ne peut plus limpide: trop de bisous et de câlins, trop de bastons et de poursuites, pas assez de substance ni de mise en scène.

De Robert Schwentke. Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet. 1h59. Sortie: 18/03.

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