[Critique ciné] Gold

05/04/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:07
Du Le Vif Focus du 31/03/17

Longtemps abonné aux emplois de bellâtre transparent pour comédies romantiques insipides, Matthew McConaughey a su se réinventer ces dernières années au contact des William Friedkin, Jeff Nichols ou autre Christopher Nolan

[Critique ciné] Gold

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DE STEPHEN GAGHAN. AVEC MATTHEW MCCONAUGHEY, EDGAR RAMIREZ. 2H01. SORTIE: 05/04.

L'acteur texan apprécie, à l'évidence, les personnages "bigger than life", et après le Ron Woodroof de Dallas Buyers Club, qui lui avait valu un Oscar, voici donc le Kenny Wells de Gold, à l'histoire guère moins improbable, mais pourtant inspirée elle aussi de faits réels. Ceux-ci se déroulent en 1988 lorsque, confronté à une banqueroute imminente, Wells, un prospecteur de Reno animé par un inépuisable esprit d'entreprise doublé d'un penchant pour la forfanterie, décide de risquer le tout pour le tout, s'associant avec le géologue-aventurier Michael Acosta (Edgar Ramirez) pour partir chercher de l'or au plus profond de l'Indonésie. Contre toute attente, l'expédition est couronnée de succès; une sorte de rêve (américain) éveillé livrant le duo à une jungle plus redoutable encore: Wall Street...

Gold n'est pas sans présenter un petit air de famille avec The Wolf of Wall Street, justement. N'est pas Scorsese qui veut cependant, et si l'affiche française du film annonce "D'après une histoire trop belle pour être vraie", Stephen Gaghan (auteur de Traffic et réalisateur de Syriana) ne tire qu'un parti relatif de cette potentielle mine d'or, sa mise en scène manquant quelque peu de nerf comme de relief. N'était, bien sûr, celui du bide affiché pour l'occasion par McConaughey, 20 kilos de gras pour le rôle, en plus d'arborer une calvitie galopante -expressions les plus visibles d'une prestation résolument over the top, au point de phagocyter le film...

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