Critique ciné: Godzilla

13/05/14 à 13:44 - Mise à jour à 13:44

Source: Focus Vif

SCIENCE-FICTION | Une guerre des monstres en forme de pur plaisir régressif qui, in fine, vaut réellement son pesant de peanuts.

Critique ciné: Godzilla

Godzilla 2014. © DR

La trajectoire, fulgurante, de Gareth Edwards rappelle celle d'un Neill Blomkamp, un premier long métrage de genre efficace et malin (District 9 pour Blomkamp, Monsters en 2010 pour Edwards) leur ouvrant grand les portes de Hollywood pour y refaire peu ou prou le même film (Elysium pour Blomkamp, ce Godzilla pour Edwards) en version bigger, stronger, faster mais certainement pas better.

Avec son intrigue cousue de fil blanc sur fond d'inévitable catastrophe nucléaire, ses dialogues "scientifiques" pontifiants, son jeu d'acteurs à l'avenant -Ken Watanabe, concentré jusqu'au ridicule-, ce reboot de la franchise nippone tente tant bien que mal de renouer avec les origines cinés de la créature, vieilles images à l'appui, mais n'en affiche pas moins les défauts d'un blockbuster maousse bien d'aujourd'hui: trop de scènes d'action bas du front et pas assez de mise en scène -à l'exception de la séquence du train ou de celle de la chute libre, singulièrement réussies.

Centré sur un gentil Godzilla sorti des abysses pour combattre un couple de bestioles préhistoriques à l'allure d'insectes géants et rétablir ainsi l'équilibre menacé de la planète, tout le film, au fond, grandiloquent au possible, ne semble exister que pour cette seule confrontation, guerre des monstres en forme de pur plaisir régressif qui, in fine, vaut réellement son pesant de peanuts.

  • De Gareth Edwards. Avec Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Elizabeth Olsen. 2h03. Sortie: 14/05.

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